Selon Molecular Autism, de faibles niveaux d’œstrogènes pourraient être responsables d’un risque accru de développer des troubles du spectre autistique chez les garçons.
Des chercheurs de l’Université de Georgia Regents (États-Unis) ont montré que les personnes autistes se caractérisent par une expression réduite du récepteur bêta des œstrogènes et des niveaux réduits d’aromatase. Cela entraîne une augmentation des niveaux de testostérone dans l’organisme et pourrait expliquer pourquoi les garçons développent des troubles du spectre autistique cinq fois plus souvent que les filles.
Une étude antérieure menée à l’université de Cambridge (W. UK) avait déjà montré que des niveaux élevés de testostérone (hormone sexuelle mâle) dans l’utérus d’une mère enceinte sont en corrélation avec le fonctionnement social anormal de son fils à l’âge de quatre ans.
Les chercheurs ont maintenant décidé de voir si les œstrogènes – l’hormone sexuelle féminine – sont également impliqués dans le développement de l’autisme.
“L’hypothèse de la testostérone est déjà en circulation, mais personne n’a cherché à savoir si elle avait un rapport avec la présence de l’hormone féminine dans le cerveau”, explique le Dr Anilkumar Pillai, coauteur de l’étude.
Pour ce faire, les chercheurs ont examiné la structure du tissu cérébral du cortex préfrontal chez 13 personnes diagnostiquées autistes et 13 personnes en bonne santé.
Ils ont constaté que les personnes atteintes de troubles autistiques présentaient une expression réduite de 35 % du récepteur bêta des œstrogènes, qui joue un rôle important dans la protection du cerveau et les processus liés au mouvement, au comportement, à la mémoire et à l’apprentissage.
Le cerveau des patients autistes présentait également une réduction de 38 % de l’aromatase, l’hormone qui permet à la testostérone d’être convertie en œstradiol (une hormone incluse dans le groupe des œstrogènes).
Les chercheurs se préparent déjà à mener des expériences visant à manipuler le niveau d’expression du récepteur bêta des œstrogènes chez la souris. Ils veulent en savoir plus sur le fonctionnement de ce mécanisme et évaluer s’il peut être utilisé pour traiter l’autisme.
Source :
- https://www.medonet.pl/psyche/zaburzenia-psychiczne,chlopcy-czesciej-cierpia-na-autyzm-z-powodu-estrogenu,artykul,1705289.html

